Né de la fusion successive de deux anciennes municipalités ouvrières : le village d’Hochelaga et la ville de Maisonneuve, le quartier s’est construit autour d’un puissant tissu industriel qui a laissé un héritage patrimonial encore visible aujourd’hui.
De la crise industrielle à la revitalisation sociale
La récession des années 1980 accélère la désindustrialisation : fermetures d’usines (chaussures, textile, tabac), vacance commerciale et exode massif font chuter la population d’environ 80 000 à 40 000 personnes en une décennie. Le quartier se dévitalise, marqué par les immeubles placardés et la criminalité.
Face à cette dévitalisation, plusieurs piliers communautaires émergent : Cuisine collective HM (1986), Chic Resto Pop (1989), CAP Saint-Barnabé (1990) et la SHAPEM (1988), qui rachète et convertit les immeubles vacants en logements sociaux. Deux concertations voient aussi le jour : Quartier en santé (1994) et la Table de développement local (1993), devenue en 1995 le Conseil pour le développement local et communautaire d’Hochelaga-Maisonneuve (CDLCHM) – ancêtre direct de l’actuelle LTQHM.
Sources : bilan rui, Histoire MHM et données du recensement
Les limites opérationnelles de la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve couvrent le cœur historique du quartier, du sud au nord des installations portuaires et la rue Notre-Dame E à la rue Rachel et d’est en ouest de la voie ferrée (et l’avenue Viau) jusqu’à la rue Moreau, tout en incluant quelques aires de diffusion attenantes du côté de Rosemont–La Petite-Patrie.
Sur ce périmètre, le recensement 2021 dénombre 51 887 résident·e·s, soit une croissance d’environ 2 % depuis 2016, légèrement en deçà du rythme observé pour l’ensemble de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et la Ville de Montréal (≈ 3 %). Cette hausse récente se concentre principalement au sud de la rue Ontario et le long de l’axe Hochelaga, confirmant la vitalité retrouvée d’un quartier qui demeure toutefois confronté à des enjeux d’abordabilité du logement, de mixité sociale et d’accès équitable aux services.
Les limites opérationnelles de la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve couvrent le cœur historique du quartier, du sud au nord des installations portuaires et la rue Notre-Dame E à la rue Rachel et d’est en ouest de la voie ferrée (et l’avenue Viau) jusqu’à la rue Moreau, tout en incluant quelques aires de diffusion attenantes du côté de Rosemont–La Petite-Patrie.
Sur ce périmètre, le recensement 2021 dénombre 51 887 résident·e·s, soit une croissance d’environ 2 % depuis 2016, légèrement en deçà du rythme observé pour l’ensemble de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et la Ville de Montréal (≈ 3 %). Cette hausse récente se concentre principalement au sud de la rue Ontario et le long de l’axe Hochelaga, confirmant la vitalité retrouvée d’un quartier qui demeure toutefois confronté à des enjeux d’abordabilité du logement, de mixité sociale et d’accès équitable aux services.
