Parlons-en! L'intersectionnalité

Les Rencontres Interculturelles dans Hochelaga-Maisonneuve se veulent une série de rencontres de discussion sur différentes thématiques, des événements festifs et des formations en relations interculturelles. Elles s'inscrivent au sein de plusieurs actions visant à renforcer l'inclusion des personnes issues de la diversité et le mieux vivre-ensemble au sein du quartier de Hochelaga-Maisonneuve. Les soirées thématiques se font en compagnie de citoyen.nes, d’intervenant.es expert.es et de militant.es engagé.es. C'est l'occasion d'offrir un espace de parole sans jugement, afin de permettre à tou.tes d’exprimer son vécu et d’accueillir nos différences pour le bien-être collectif. 

Le cœur du projet est de permettre un espace de discussion bienveillant entre personnes provenant de divers milieux culturels en vue de favoriser l’inclusion, d’atténuer les préjugés et ainsi, offrir une prise de conscience citoyenne aux résident.es d’Hochelaga-Maisonneuve. La hausse marquée de l’immigration des dernières années nécessite d’aller à la rencontre de l’Autre et d’établir le dialogue avec des intervenant.es et militant.es engagé.es de milieux différents. 

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L'intersectionnalité permet de révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race. C'est aussi outil pour analyser la manière dont les différents systèmes d'oppressions s'articulent et se renforcent mutuellement.

Cette importante discussion vise à sensibiliser les citoyen.nes en mettant en lumière les défis que les personnes vivant sous plusieurs systèmes d’oppressions peuvent rencontrées, en soulignant l’importance d’inclure tous les aspects identitaires d’une personne (classe, genre, handicap, orientation sexuelle, etc.) pour une lutte effective contre l’oppression.

Panéliste :

  • Alicia Kazobinka : Originaire du Burundi, Alicia Kazobinka a grandi au Sénégal avant de venir immigrer au Québec en 2007.Elle été bénévole pendant six ans pour l'organisme Arc-en-ciel d'Afrique / African Rainbow, a ensuite occupé le poste de responsable des médias sociaux pour la Fondation Massimadi en avant d'être nommé comme leur nouvelle porte-parole en 2018.Son expérience en tant que femme trans noire lui apporte une expertise dans les questions d'identités de genre et d'intersectionnalité de l'oppression. 
  • André-Anne Côté : André-Anne est adoptée sino-québécoise. Elle a effectué sa maîtrise en relations internationales à l'Université de Pékin sur le retour des adoptés dans leur pays natal. Elle a contribué au Huffington Post, NüVoices et Inkstone. 
      • Pour consulter l'article de André-Anne : '' Le complexe du sauveur blanc '' - ce que cache mon adoption, cliquez ici
  • Sarah Khilaji : Née d'un père marocain et d'une mère québécoise, à Montréal, Sarah a résidé tantôt au Maroc, tantôt au Québec, selon les allers et venues de ses parents. Elle baigne depuis deux ans dans le milieu du slam et de la poésie. Elle est arrivée 5e aux finales montréalaises de slam, se qualifiant dans l'équipe en tant que réserviste pour le Grand Slam du Québec. Elle a fait partie du trio ayant organisé l'édition 2020 de la Rue de la Poésie, qui tente de faire rayonner les mots des citoyen.ne.s du quartier et de sortir la poésie de sa tour d'ivoire. Ayant conscience de son whitepassing privilege, elle a souvent minimisé certaines expériences racistes vécues et elle réalise depuis près d'un an que ses origines marocaines sont indissociables de sa personnalité et de sa réalité, où qu'elle soit. Sa soif de renouer avec cette part d'elle-même se manifeste à travers la rencontre de jeunes qui, comme elle, se sentent tiraillé.e.s entre l'ici et l'ailleurs. Elle travaille actuellement sur un projet de recherche et création artistique, soutenu par le CJE Centre-Ville, avec deux amis marocain et algérien afin de mieux comprendre le rapport des jeunes maghrébin.e.s à leur double identité culturelle."
      • Pour écouter le Slam de Sarah " La Mer pour nous laver", cliquez ici. 
  • Dimitris Giamos : Dimitris Giamos est doctorant en gestion des ressources humaines et comportement organisationnel à HEC Montréal. Ses intérêts de recherche s'axent sur la santé mentale, la performance individuelle ainsi que le stress.  Il s'intéresse aussi à l'équité, diversité et l'inclusion. D'ailleurs, Dimitris a été un des membres fondateurs du comité étudiant Diversité HEC qui vise à mettre en valeur les communautés marginalisées sur le campus de HEC. Il se concentre présentement à sensibiliser la communauté étudiante par rapport aux enjeux LGBTQ+, ainsi qu'à faire cette communauté rayonner sur le campus.
  • Magalie Lefebvre : Colorée, sensible, spontanée, épicurienne de la beauté sous toutes ses formes, non ponctuelle. Les collègues de Magalie affirment qu'on entend le sourire dans sa voix, et ce, même dans une conversation lourde sur zoom sans caméra. Multipotentialiste, c'est sous la direction de Leila Benhadjoudja que Magalie travaille présentement sur la rédaction de sa thèse de maîtrise en sociologie et en études féministes à l'université d'Ottawa. Elle travaille sur la construction des identités politiques des femmes biraciales au Québec. Malgré que cela devrait être sa préoccupation première, c'est entre création de savons naturels, mycologie, paillettes, snowboard et multiples projets artistiques qu'elle éparpille la majorité de son temps. Pour l'équilibre de la santé mentale dit-elle. Connue pour son franc-parler, ses idées teintées de rage issue de son militantisme choquent, et même si sa réputation s'en verra probablement ternie à moyen terme, Magalie évolue et rayonne au sein de plusieurs initiatives. Après avoir travaillé cinq ans, « on et off » en coopération internationale autant au Québec qu'au Rwanda, elle est maintenant coordonnatrice du COMIR (Collectif de recherche sur les migrations et le racisme). Elle est également facilitatrice de « healing sessions » pour les personnes racisé.es, et, comme si cela n'était point assez, elle est la Commissaire à l'Équité de la GSAÉD (association des étudiant.es graduées de l'université Ottawa). En plus, de sa positionnalité et de son vécu empirique, ses multiples chapeaux lui permettront d'aborder avec aisance la thématique de l'intersectionnalité au coeur de ce panel.
  • Chloé Saintesprit : Chloé est une femme, afrodescendante, immigrante, neuroatypique, professionnelle, étudiante et mère. Actuellement étudiante en gestion culturelle à HEC Montréal, Co-présidente du Comité Culturel HEC Montréal et membre du Comité Diversité de la même institution, elle œuvre au service de l'Equité, la Diversité et l'Inclusion (EDI) depuis maintenant 6 ans dans les secteurs de l'art et de la gestion. Militante impliquée, elle a entre autre, rédigé un article sur les « Enjeux de morphologie dans l'inclusion des afrodescendant.e.s dans les institutions scolaire en danse » et a participé à différents projets tels qu'un podcast sur l'EDI en collaboration avec la direction du développement durable de HEC Montréal. Pour elle, l'intersectionnalité est comme un « mille-feuille ». Chaque couche du mille-feuille vient avec un enjeu différent.
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