Parlons-en! Le Racisme

Les Rencontres Interculturelles dans Hochelaga-Maisonneuve se veulent une série de rencontres de discussion sur différentes thématiques, des événements festifs et des formations en relations interculturelles. Elles s'inscrivent au sein de plusieurs actions visant à renforcer l'inclusion des personnes issues de la diversité et le mieux vivre-ensemble au sein du quartier de Hochelaga-Maisonneuve. Les soirées thématiques se font en compagnie de citoyen.nes, d’intervenant.es expert.es et de militant.es engagé.es. C'est l'occasion d'offrir un espace de parole sans jugement, afin de permettre à tou.tes d’exprimer son vécu et d’accueillir nos différences pour le bien-être collectif. 
Le cœur du projet est de permettre un espace de discussion bienveillant entre personnes provenant de divers milieux culturels en vue de favoriser l’inclusion, d’atténuer les préjugés et ainsi, offrir une prise de conscience citoyenne aux résident.es d’Hochelaga-Maisonneuve. La hausse marquée de l’immigration des dernières années nécessite d’aller à la rencontre de l’Autre et d’établir le dialogue avec des intervenant.es et militant.es engagé.es de milieux différents. 

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Cette dernière rencontre interculturelle est une prise de parole sur le racisme. Avec plusieurs intervenant.es engagé.es, nous exploront l’histoire du racisme et des races, les différentes formes de racisme (anti-noir, anti-asiatique, islamophobie, etc.) et les luttes antiracistes.

Nous souhaitons sensibiliser et mettre en lumière les stigmatisations sociales, le profilage racial et les discriminations vécues par les minorités racisées au Québec. 

Cette soirée se veut une ouverture pour des réflexions entourant la condition des minorités racisées au Québec et de comprendre comment être un.e bon.ne allié.e aux luttes antiracistes, afin d’obtenir une meilleure cohésion sociale.

Panélistes :

  • Stephanie Germain : Stephanie Germain est Animatrice et médiatrice culturelle. Communicatrice dans l'âme, elle s'inspire beaucoup des histoires humaines. 
    Stephanie s'implique également au sein du collectif Hoodstock qui œuvre à éliminer les inégalités sociales et systémiques à Montréal-Nord. 
    Elle désire transformer notre monde parce que, dit-elle, «tant qu'il y aura des inégalités, il y aura des injustices sociales».
  • Rahabi Bénaïche : Rahabi est titulaire d’un Baccalauréat en anthropologie de l’UdeM et d’une maîtrise en sociologie de l’UQAM. Il poursuit ses apprentissages en études est-asiatiques à l’UDM tout en enseignant au CÉGEP Rosemont la sociologie depuis 2008. Il s’intéresse aux principaux enjeux culturels, linguistiques, notamment, à ceux liés à la gestion de la diversité. Rahabi est également le fondateur et organisateur, depuis 2014, d’un projet de mobilité en Asie du Sud-Est qui permet à des étudiants de vivre une expérience coopérative dans des régions éloignées du Sud-est asiatique.
  • Marie-Livia Beaugé : Me Marie-Livia Beaugé a fait ses études en droit à l'Université du Québec à Montréal. Elle a aussi complété un certificat en criminologie en 2013, un certificat de droit en 2014 et un certificat de victimologie en 2020. Elle complète présentement une maîtrise de droit et société à l'UQAM. Me Marie-Livia Beaugé est au tableau de l'ordre depuis 2019, à sa propre pratique et s'implique énormément dans la communauté. Elle est fondatrice de la Clinique juridique de Montréal-Nord. Celle-ci a toujours travaillé pour la justice et l'égalité. Dès le début de sa pratique, elle consacre la plupart de ses heures à la justice alternative. Elle croit que la solution ne se retrouve pas dans l'emprisonnement et dans les condamnations, mais bien dans les causes sous-jacentes ayant mené une personne à commettre un crime. Elle est d'avis que personne ne naît criminel et que le crime n'est pas un problème criminel, mais plutôt un problème social.
  • Layla Belmahi : Membre du Conseil interculturel de Montréal depuis septembre 2020, Layla Belmahi est fortement animée par des valeurs de justice sociale et tente depuis une dizaine d'années de mettre à profit ses compétences pour favoriser un changement social positif. Après un baccalauréat en Communication et Cultural Studies de l'Université Concordia, elle obtient une maîtrise en communication internationale et interculturelle à l'UQAM. Son mémoire a porté sur la perception identitaire des Montréalais.e.s noir.e.s, avec une approche interculturelle postcoloniale. À Rabat au Maroc, elle a cofondé le mouvement féministe Woman Choufouch, qui luttait contre les violences envers les femmes. Une fois à Montréal, elle a continué son engagement à travers diverses initiatives, cette fois avec un regard davantage intersectionnel. Elle a contribué au projet de balado "Nous autres" lors de son passage au sein du collectif Noor, et continue à s'impliquer auprès du collectif MTL sans profilage dont elle fait partie depuis 2017. Œuvrer à faire de Montréal une ville plus juste lui tient particulièrement à cœur, ce qui s'est traduit dans son parcours professionnel. Layla Belmahi travaille aujourd'hui à la Coalition montréalaise des Tables de quartier où elle a le privilège de contribuer au développement social concerté de la ville.
  • Ricardo Lamour : Artiste, travailleur social et entrepreneur social, il a deux albums de rap à son actif et une décennie de soutien aux proches de victimes de brutalité policière. Il est reconnu pour une panoplie d'actions contre le racisme, notamment la lutte à la censure des voix des communautés racisées dans l'espace culturel et médiatique. Il crée Bout du Monde, un collectif d'artistes, sportifs et penseurs qui cumulent les interventions dans l'écosystème culturel et qui a participé à un projet de recherche d'une durée de trois ans sous le patronage de la Commission canadienne pour l'UNESCO (CCUNESCO) avec l'organisme Exeko. Ricardo a joué un rôle d'influence pour que la Ville de Montréal reconnaisse la résolution 68/237 de l'ONU déclarant la décennie internationale des personnes afrodescendante 2015-2024. Avec Radio-Canada et les membres du collectif Bout du Monde, il inspire un projet pilote de consultant-stagiaire visant à permettre une meilleure reconnaissance mutuelle, entre le diffuseur national et les jeunes racisés n'ayant pas d'attachement envers les productions culturelles locales. Bien que, incarnant toute la légitimité de personnes dans la simple existence, influe sur les codes culturels d'aujourd'hui.
  • Bochra Manaï : Bochra Manaï est chercheure. Géographe, passionnée par la ville, les interactions sociales qu'on y vit et par les enjeux que l'immigration et l'altérité pose dans les métropoles contemporaines. Auteure de "Les Maghrébins de Montréal" aux PUM, elle mobilise des concepts entourant le racisme, l'inclusion et l'exclusion sociale et les transmet aux publics divers à travers ses publications, sa pratique professionnelle et ses recherches.

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Liens partagés :

  • Publications de Rahabi Benaiche :  Universalisme et racisme évolutionniste : le dilemme républicain
      • LA NOTION DE RACE DANS LES SCIENCES ET L’IMAGINAIRE RACISTE :
      • LA RUPTURE EST-ELLE CONSOMMÉE ?: Article publié initialement dans le bulletin Web no 24 de l’Observatoire de la génétique (septembre – novembre 2005) au Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)
      • DU RACISME AU NÉORACISME. Rahabi Bénaïche, professeur de sociologie, COLLÈGE DE ROSEMONT. Racisme. Prévenir et intervenir : actes du colloque, sous la direction de Habib El-Hage, Montréal, Les publications du Collège de Rosemont, 2017, 124 p.


 

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